

Rencontre...
Je m'appelle Yolande GUINLE, petite dernière d'une famille de
6 enfants avec un père ouvrier cheminot et une mère au foyer qui a été garde barrière (un métier qui n'existe plus) quelques années.
Mon père a travaillé dur pour que nous fassions des études afin d'avoir un métier. Il nous a inculqué les notions de dignité dans la vie professionnelle et personnelle, de lutte contre l'injustice et de liberté d'expression.
Après mon BTS, j'entre en vie active dès 1981 dans la PME où je suis toujours salariée aujourd'hui.
Et le temps passe, enfants, famille, boulot avec son lot de soucis, le mal être qui grandit, des conditions de travail qui de dégradent, un manque de reconnaissance, bref, un goût d'inachevé et parallèlement l'envie de faire
autre chose de ma vie, de refuser le fatalisme.
Le midi, je déjeune à la cantine SNCF de Tarbes : des rencontres, des discussions, la perspective du possible,
me font découvrir la CGT à laquelle j'adhère en 2000 d'abord pour connaître mes droits.
Très rapidement je deviens déléguée du personnel, je crée mon syndicat d'entreprise, je rejoins l'UD 65
qui me propose comme conseillère au CESR en 2007.
Mener tout cela en étant salariée à temps plein est, il est vrai, un peu lourd à porter parfois mais j'y trouve le réel épanouissement qui me manquait. Pouvoir porter les exigences CGT au niveau régional permet une ouverture d'esprit et en même temps le sentiment d'être utile différemment, hors du lieu de travail tout en gardant présent à l'esprit et dans les faits la recherche de la satisfaction des besoins de tous. C'est aussi le moyen de faire connaître à mon UD les décisions prises au niveau de la région mais qui ont une incidence sur notre vie locale.
Etre conseiller c'est aussi la confrontation des idées, c'est jongler entre politique et syndicalisme, c'est faire des compromis tout en restant en phase avec ses convictions.
Je découvre, j'apprends, je prends mes marques. Allier vie familiale, vie professionnelle et vie syndicale,
ce n'est pas un tour de force, c'est seulement le prix à payer pour œuvrer à un avenir meilleur.