
Rencontre...
Je m'appelle Philippe QUEULIN et je suis né en 1959 à la veille du 1er mai. J'ai adhéré à la CGT
en janvier 1981 quelques mois après mon embauche à Thomson en région parisienne. L'un de mes premiers actes de syndiqué a été de diffuser la vignette de souscription pour la construction de notre maison à Montreuil,
ainsi que les tracts CGT à la veille de l'élection de F. Mitterand aux Présidentielles, après 40 ans de gouvernement de droite. Cette période a marqué la vie du jeune militant que j'étais, cela d'autant plus que la politique n'était pas dans le champ de mes préoccupations. C'est à cette époque que mes parents m'ont appris que mon grand-père était communiste et CGTiste, son engagement dans la résistance ; à la maison on ne parlait pas ou très peu de syndicat ou de politique, en tout cas pas en présence des enfants. Ainsi rien dans mon vécu n'a, me semble t-il, prédéterminé mon engagement à la CGT et plus tard au PCF. En 1982, l'entreprise s'est délocalisée à Toulouse, j'ai suivi au CE le reclassement des derniers salariés en région parisienne. Ce fut une expérience particulièrement difficile pour un jeune militant encore peu expérimenté. En novembre 1984, je me suis installé à Toulouse, dans une région que je ne connaissais pas. Devenu secrétaire du syndicat en 1987, après une vague de suppressions d'emploi, je me suis efforcé de reconstruire le syndicat en privilégiant le lien avec chaque adhérent. J'ai passé beaucoup de temps à débattre avec les collègues, en cherchant l'adhésion des ingénieurs en particulier. En 1996, je suis devenu secrétaire général de l'USTM de la Haute-Garonne jusqu'en 2006. Durant ces neuf années j'ai pris toute la dimension et l'importance de l'activité CGT dans les territoires avec l'interpro et en particulier le Comité Régional. Il m'est impossible d'évoquer cette responsabilité sans penser à Gérald Veirier, animateur régional de la métallurgie, à son aide et à son soutien indéfectible, qu'il en soit encore remercié ici. L'activité au CESR est pour moi une autre forme de militantisme qui participe à déterminer ce que peut être l'avenir des salariés et des populations dans le territoire. L'activité au CESR est un lieu de mise en œuvre de la démarche CGT : Rassembler, toutes les composantes du second collège ; Proposer, à partir de la réflexion des syndicats ; Négocier, émettre des avis qui puissent véritablement peser ; Agir, avec les organisations professionnelles et territoriales de la CGT.